Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a de nouveau plaidé pour une réforme de l'ONU afin de mieux représenter l'Afrique et les autres régions du monde, lors de la cérémonie de pose de la première pierre de l'extension du campus onusien à Nairobi.
Il a souligné la nécessité d'adapter des institutions créées il y a 80 ans aux réalités actuelles. « L'Afrique est un moteur de solutions, une source d'innovation et une voix de clarté morale », a-t-il déclaré, saluant le rôle central du continent dans les enjeux mondiaux contemporains.
Cette réforme, qui impliquerait notamment le Conseil de sécurité, reste toutefois difficile à mettre en œuvre. Les cinq membres permanents — États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni — sont réticents à partager leur pouvoir de veto, rendant toute modification substantielle de la charte onusienne particulièrement ardue.
Le campus de Nairobi, qui accueille désormais plus de 4 000 employés de l'ONU, illustre l'importance croissante du continent africain dans le système multilatéral. L'extension prévue permettra d'accueillir davantage d'agences spécialisées et de renforcer la présence onusienne en Afrique subsaharienne dans les années à venir.