L'Assemblée nationale a adopté hier soir, à une majorité de 78 voix contre 34, le projet de loi portant révision de la Constitution. Cette décision met fin à plusieurs semaines de consultations et de tensions politiques qui avaient polarisé l'opinion publique.
Le texte adopté prévoit notamment un renforcement des pouvoirs du Parlement en matière de contrôle de l'exécutif, une limitation à deux mandats présidentiels, et la création d'une Cour constitutionnelle indépendante composée de neuf membres nommés pour douze ans.
« C'est une victoire pour la démocratie », a déclaré le Président de l'Assemblée au sortir du vote, sous les applaudissements de la majorité. L'opposition, elle, a dénoncé « une réforme taillée sur mesure » pour consolider le pouvoir en place.
Les nouvelles dispositions entreront en vigueur après publication au Journal Officiel, prévue dans les quinze jours. Les partis d'opposition ont d'ores et déjà annoncé un recours devant la juridiction constitutionnelle compétente pour contester certaines dispositions.
Cette réforme intervient dans un contexte régional tendu, où plusieurs pays voisins ont connu des bouleversements institutionnels majeurs au cours des derniers mois.