Selon le rapport trimestriel de l'Institut National de la Statistique et de l'Analyse Économique (INSAE), le Produit Intérieur Brut a progressé de 6,2 % au troisième trimestre par rapport à la même période de l'année précédente, dépassant ainsi les prévisions initiales qui tablaient sur une croissance de 5,5 %.
Le secteur agricole, bénéficiant d'une pluviométrie favorable, a enregistré une hausse de production de 11 % pour le coton et de 8 % pour les cultures vivrières. Le secteur des services, notamment le commerce et les télécommunications, a quant à lui contribué à hauteur de 2,8 points de pourcentage à la croissance globale.
En revanche, le secteur industriel marque le pas, pénalisé par la hausse des coûts de l'énergie et les perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales. La production manufacturière n'a progressé que de 1,3 % sur la période.
Le ministre des Finances a salué ces chiffres « encourageants » mais a mis en garde contre un optimisme excessif : « Nous devons maintenir le cap des réformes structurelles pour que cette croissance profite à l'ensemble de la population. »
Les bailleurs de fonds internationaux, dont le FMI et la Banque Mondiale, ont exprimé leur satisfaction tout en soulignant la nécessité de consolider la position budgétaire avant les prochaines échéances électorales.