Une crise diplomatique s'est ouverte ce mardi entre les deux pays voisins après que le porte-parole du gouvernement sénégalais a évoqué lors d'un point de presse la nécessité de « réévaluer » les accords frontaliers signés en 1978. Ces propos ont suscité une vive réaction du gouvernement qui a immédiatement convoqué le chargé d'affaires sénégalais.

Le ministère des Affaires Étrangères a publié dans la soirée un communiqué officiel annonçant « le rappel temporaire de Son Excellence M. Théophile Adossou pour consultations urgentes » concernant « l'évolution préoccupante du climat bilatéral ».

Les deux pays partagent plus de 400 kilomètres de frontière commune, le long de laquelle plusieurs litiges fonciers opposent des communautés locales depuis plusieurs décennies. Un accord de démarcation définitive, censé être finalisé avant la fin de l'année, semble désormais compromis.

L'Union Africaine a appelé les deux parties « au calme et au dialogue », rappelant que les différends frontaliers devaient être réglés par les voies diplomatiques et juridiques prévues par le droit international.

Le commerce bilatéral représente plusieurs milliards de francs CFA par an, et les opérateurs économiques des deux pays ont exprimé leurs inquiétudes face à une détérioration des relations qui pourrait affecter les échanges transfrontaliers.