La Cour spéciale des affaires foncières (CSAF) a été saisie d'un litige familial particulièrement tendu opposant trois sœurs autour de la succession de leur défunt père. Au cœur du dossier : plusieurs transactions immobilières contestées portant sur des terrains situés à Togoudo et Sèhouè.

Deux des héritières accusent leur sœur, actuellement en détention, d'avoir procédé à la vente de parcelles familiales sans leur accord ni celui des autres ayants droit. Selon leurs déclarations, ces opérations auraient été réalisées de manière unilatérale, en violation des règles de partage successoral. À la barre, la prévenue a reconnu avoir effectué certaines ventes, mais conteste les accusations de fraude systématique.

Les plaignantes soutiennent qu'une même parcelle aurait été cédée à plusieurs acquéreurs différents, laissant planer un soupçon de double ou triple vente. Le parquet s'interroge également sur la possible disparition de certains biens de l'inventaire successoral et sur l'existence de documents contestés, évoquant des faits potentiels de « faux et usage de faux ».

L'un des éléments aggravants relevés au cours des débats est que l'une des sœurs affirme que sa signature figurant sur des actes de vente aurait été falsifiée — une reproduction numérique de type « scan » utilisée sans son consentement. La CSAF a ordonné la production de pièces complémentaires ainsi que la comparution des témoins, des acquéreurs concernés et de toutes les parties impliquées. L'affaire sera à nouveau examinée lors d'une prochaine audience.