Dix ans et pas une ride. Le Festival International Vodoun Arts a soufflé ses dix bougies ce week-end dans une atmosphère festive et recueillie à la fois, mélangeant les traditions ancestrales aux expressions artistiques contemporaines. La fréquentation record de 20 000 visiteurs sur les trois jours témoigne de l'engouement croissant pour cet événement unique.

Cette édition anniversaire a réuni des artistes et chercheurs venus de 24 pays, avec des expositions, des performances, des ateliers et des conférences qui ont transformé les rues historiques d'Ouidah en un musée à ciel ouvert pendant 72 heures.

Le moment fort de cette édition fut sans conteste la cérémonie du « Zangbéto en dialogue », où des masques traditionnels du Bénin, du Togo et du Nigéria ont partagé l'espace avec des artistes contemporains new-yorkais et berlinois, donnant naissance à une performance inédite de plus de deux heures qui a laissé le public sans voix.

Le directeur artistique du festival, Gilles Ahounou, a souligné la volonté de « désacraliser sans désacraliser », c'est-à-dire rendre la culture vodoun accessible à un public international sans la priver de sa profondeur spirituelle et de son authenticité.

L'édition 2025 est déjà en préparation. Le festival envisage d'étendre sa durée à cinq jours et de développer un volet numérique pour toucher un public mondial ne pouvant se déplacer physiquement.